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Retour aux actualités Catégorie :Agriculture de conservation

En quoi le semis direct est-il un levier agronomique et économique majeur

En pleine mutation, l’agriculture du XXIe siècle fait face à de nombreux défis, qui nécessitent parfois des remises en question conséquentes : aménagement des rotations, des ITK ou encore du parc matériel. Des adaptations coûteuses aussi bien en termes d’argent que de temps. 

Parmi ces challenges, la hausse des charges d’un côté, et la perte de résilience des sols agricoles de l’autre, ont motivé l’arrivée de nouveaux modes d’implantation. Des implantations plus simples où la réduction, voire la suppression du travail du sol entre la récolte du précédent et le semis de la prochaine culture ont un double objectif :  

  • Réduire les charges de mécanisation liées aux travaux de préparation du sol 
  • Limiter au maximum la perturbation du sol pour préserver la structure et la vie du sol. 

Les semoirs DSX et mDSX apportent justement une solution pour atteindre ces objectifs tout en répondant aux contraintes qu’impose la pratique du semis direct. En effet, sans travaux de préparation, le sol est souvent recouvert de résidus ou de mulch, il est aussi plus difficile à ouvrir par l’outil et donc plus compliqué de le refermer… Pour assurer le semis, il est primordial pour les semoirs de semis direct de prendre en compte ces contraintes.

Vue latérale des éléments d'un semoir DSX de Hori

Le semis direct : produire autrement pour préserver le potentiel du sol

Comme expliqué précédemment, le principal intérêt du semis direct réside dans la préservation de la structure du sol. En supprimant les passages d’outils de préparation, on limite la rupture des horizons, on réduit les phénomènes d’érosion et on conserve davantage d’humidité dans le profil.  

Néanmoins, ce nouveau mode d’implantation des cultures ne doit pas être pris à la légère. Sa mise en place sur l’exploitation doit être raisonnée et sa réussite repose sur plusieurs piliers :  

  • Matériel : Avoir le semoir adapté, mais surtout, maîtriser le réglage et l’utilisation de ce dernier. Une erreur de réglage ou d’intervention est plus coûteuse qu’en semis conventionnel. 
  • Agronomique : S’il était facile d’obtenir de bons rendements sans labour ni travail du sol, pourquoi tout le monde ne s’y est-il pas mis ? Et pourquoi des générations entières ont-elles tant labouré le sol ? Sans surprise, pour réussir en semis direct, il faut revoir quelques points agronomiques. En effet, c’est dès l’implantation que se joue la mise en place du potentiel de rendement, il ne suffit pas de déposer les graines pour qu’elles germent et assurent un rendement correct. L’aménagement de la rotation, par sa diversification et son allongement, est le premier levier agronomique qui agit à la fois sur le salissement, la fertilité des sols, et leur structure. Il est souvent nécessaire d’avoir recours à des ajustements pour répondre aux problématiques que le semis direct fait surgir. 
vu du semoir Horizon DSX dans un champs de blé non déchau

DSX : un semoir pensé pour le semis direct exigeant

Le DSX est proposé en largeur de travail de 4 à 9 mètres, avec des inter-rangs de 15 à 25 cm. Son fonctionnement repose sur trois étapes : gestion des résidus, ouverture puis fermeture du sillon — une séquence déterminante pour la qualité de la levée. 


Premier point fort : le chasse-débris pneumatique. Il nettoie la ligne de semis avant l’ouverture du sillon, évitant ainsi que les résidus n’altèrent le contact terre-graine. Un atout particulièrement important dans des parcelles riches en matière organique ou après des cultures comme le maïs grain. 

Deuxième atout : le disque ouvreur incliné (10° sur l’axe Y et 7° sur l’axe X). Cette géométrie facilite la pénétration dans le sol tout en limitant la puissance de traction nécessaire. Associé à un vérin hydraulique sur le parallélogramme, il permet de maintenir une profondeur régulière tout en limitant la compaction autour de la graine. 


Enfin, la fermeture du sillon est assurée par une roue arrière à pression réglable depuis la cabine (de 6 à 90 kg). L’objectif est simple : chasser l’air, préserver l’humidité et garantir un bon contact terre-graine. Un détail technique en apparence, mais déterminant pour la réussite du semis. 

Le DSX dispose également d’une trémie principale à double ou triple compartimentation. D’autres trémies pour l’utilisation de produits solides ou liquides sont en option, elles laissent libre choix sur le type d’application souhaité.

M:DSX : l’efficacité du semis direct dans un format plus compact

Le M:DSX reprend l’ADN du DSX dans une version portée, disponible de 3 à 9 mètres. Il conserve les principes techniques clés tout en proposant une solution plus compacte et plus facile à intégrer dans certaines exploitations. 

On retrouve notamment des éléments à disque incliné, ainsi qu’un report de charge sur le relevage trois points pour améliorer la stabilité au travail. Selon les configurations, des roues stabilisatrices peuvent compléter l’ensemble. 

Le M:DSX peut être associé à une trémie frontale FT2200 de 2 200 litres, pressurisée et compartimentée. Pilotée via un terminal dédié ou en Isobus, sa configuration vous offre carte blanche sur le choix du produit, son dosage et sa répartition.

Photo du semoir M:DSX attelé à un tracteur avec cuve frontale FT2200 Horiz
photo technique de l'élément semeur horizon pour le DSX et MD

DSX ou M:DSX : deux approches complémentaires

Le choix entre DSX et M:DSX dépendra principalement de la taille moyenne de vos parcelles, de la puissance disponible et de la stratégie de mécanisation. 

Le DSX conviendra davantage aux exploitations avec de gros volumes à implanter et des objectifs de rendement horaire élevés. Le M:DSX sera plus adapté à ceux qui recherchent précision et maniabilité dans un format plus compact. 

Dans les deux cas, la logique reste la même : semer juste, perturber le moins possible et valoriser pleinement le potentiel du sol tout en maîtrisant les charges.

Conclusion

Avec les DSX et M:DSX, Horizon propose deux solutions cohérentes avec les enjeux actuels. Leur intérêt ne se limite pas à leurs caractéristiques techniques : ils répondent concrètement aux défis du terrain.

Mieux gérer les résidus, préserver l’humidité, sécuriser la levée et réduire les coûts d’implantation : autant d’objectifs rendus accessibles par une conception adaptée au semis direct.

Plus qu’une simple évolution technique, le semis direct s’impose comme un choix stratégique. Et lorsqu’il est soutenu par des machines pensées pour cette pratique, il devient un véritable levier de performance agronomique et économique.